
Le feu n’a pas de frontière : retour sur l’engagement des sapeurs-pompiers neuchâtelois en Gironde
À la suite d’une demande d’aide internationale, quatre sapeurs-pompiers neuchâtelois ont été mobilisés cet été en Gironde pour participer à la lutte contre un important feu de forêt. Intégrés à un détachement romand placé sous la conduite du Groupement Service d’Incendie et de Secours de Genève (GSIS), ils ont mis leurs compétences au service des équipes françaises, sans diminuer la capacité d’intervention dans le canton de Neuchâtel.
Une mobilisation rapide
Tout commence le 24 juillet, lorsque le GSIS reçoit une demande d’aide internationale. Quelques heures suffisent aux responsables neuchâtelois pour analyser la situation et identifier les ressources disponibles. Dès le lendemain, un premier détachement romand composé de 34 personnes et de 11 véhicules quitte Genève pour la Gironde.
Parmi eux, le caporal Brian Joye, sapeur-pompier volontaire au Service de défense incendie Val-de-Ruz (SDI-VdR). En vacances lorsqu’il reçoit l’appel de son commandant, sa décision est immédiate : « Au fond de moi, c’était tout de suite clair que je voulais vraiment partir. » Il rejoint le détachement dès le lendemain matin. Sur place, l’urgence et la concentration prennent rapidement le dessus sur l’appréhension.
Une mission où chaque rôle compte
Face à un feu de forêt de cette ampleur, l’intervention ne se limite pas à combattre directement les flammes. Observation du comportement du feu, progression au sol, recherche des points chauds, ravitaillement et sécurisation des secteurs mobilisent des compétences et des moyens complémentaires.
Le caporal Pascal Mercier, du Service d’incendie et de secours des Montagnes neuchâteloises (SISMN), était chargé du ravitaillement des forces. Une mission parfois éloignée de l’action directe, mais indispensable au fonctionnement du dispositif : « Dans ce genre de cas, chaque maillon de la chaîne est hyper important. » Il retient également l’accueil reçu sur place et la dimension humaine de cette expérience.
Le 2 août, un second détachement romand prend la relève sur le terrain. Après un engagement intense, le premier contingent réintègre le canton le 6 août.
Une expérience précieuse pour Neuchâtel
Cette mobilisation a été rendue possible grâce à un dispositif développé depuis plusieurs années dans le canton : formations spécialisées, moyens adaptés, coordination des quatre régions et partenariats avec différents organismes romands et français.
Durant toute la mission, une priorité est restée inchangée : maintenir la pleine capacité d’intervention dans le canton de Neuchâtel. Une vigilance d’autant plus importante dans un contexte de sécheresse et de risque accru de départs de feu, notamment durant les festivités du 1er août.
Au-delà de la solidarité apportée aux équipes françaises, l’expérience acquise profitera directement au dispositif cantonal. Comme l’a souligné le Lt-Col. Maxime Franchi, inspecteur cantonal des sapeurs-pompiers, « ce bagage-là sera utilisé dans nos centres de formation ».












