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ECAP Eau feu N°23

No 23 / Hiver 2016 - 2017 3 Bulletin d’information de l’ECAP ECAPad : La technologie évolue… l’ECAP s’adapte ! Le projet était dans l’air depuis quelques années. Il se concrétisera en 2017 ! Tous les propriétaires, ou presque, ont vécu la visite de l’ECAP pour estimer leur immeuble. Beaucoup se souviennent des experts remplissant avec application un formulaire de plusieurs pages et sortant leur calculette pour vérifier un volume ou donner une estimation de la prime future. Cette image appartiendra bientôt au passé. Dans le courant de l’année, les estimateurs seront équipés de PC portables ou de tablettes pour enregistrer les données relatives aux bâtiments. La démarche a été mûrement réfléchie en vue de satisfaire tous les utilisateurs et d’apporter de véritables avantages en termes d’organisation, de gestion des données et de productivité. Les objectifs ont tout d’abord dû être clairement définis avec l’ensemble des partenaires impliqués, experts, collaborateurs administratifs internes et le service comptable, en particulier. La priorité a été mise sur : • l’amélioration de la qualité des données recueillies et leur disponibilité • la possibilité d’avoir un suivi précis des estimations en cours et des délais • la simplification de la circulation des données entre l’ECAP et ses experts • la rationalisation de l’organisation des tournées et des convocations Les contraintes, notamment techniques, ont été relativement nombreuses. La première étant de pouvoir garantir la sécurité et l’intégrité des données gérées par l’Établissement, la seconde de s’assurer que les experts aient accès aux informations nécessaires en tout lieu et à tout moment. Un groupe de travail impliquant l’ensemble des partenaires concernés a élaboré un cahier des charges. Sur cette base, les informaticiens se sont mis au travail en août 2016. Il est prévu que le système entre en phase de test dès le premier trimestre 2017. Concrètement, les experts recevront dans une boîte aux lettres électronique, les dossiers à expertiser. Sur cette base, ils auront la faculté de planifier leurs visites et en effectuer la préparation administrative. Le moment venu, ils chargeront les données LAB : La loi fait peau neuve sur leur PC ou tablette de manière à pouvoir travailler même en l’absence de connexion Internet. Arrivés sur place, ils auront la possibilité de saisir les données directement dans le dossier du client, prendre des photos permettant de documenter certains éléments spécifiques du bâtiment ( détails architecturaux ou artistiques à assurer séparément, parties du bâtiment dépréciées, etc. ). Le cubage et l’estimation de prime seront calculés automatiquement, des listes déroulantes permettront d’harmoniser le vocabulaire utilisé, la cohérence des données saisies sera contrôlée et les coordonnées GPS du bâtiment seront enregistrées. De retour au bureau, la nouvelle estimation sera transférée sur le serveur où les collaborateurs de l’ECAP effectueront une ultime vérification avant de la transférer dans le logiciel de gestion de l’assurance, sans nouvelle saisie manuelle. Au final, des tâches répétitives et peu valorisantes seront automatisées au profit d’activités à plus forte valeur ajoutée. Des données plus détaillées permettront un meilleur traitement des sinistres et la réduction des tâches administratives lors de la visite chez les clients donnera aux experts plus de disponibilité pour répondre à d’éventuelles questions. Une preuve que le passage au numérique peut aussi favoriser les contacts humains. Le 30 août dernier, le Grand Conseil neuchâtelois a accepté par 103 voix sans opposition la nouvelle loi sur la préservation et l’assurance des bâtiments. Cette belle unanimité a permis non seulement d’actualiser une loi qui méritait quelques aménagements après une douzaine d’années de bons et loyaux services, mais aussi de confirmer le soutien dont jouit l’ECAP dans l’ensemble de l’échiquier politique. La loi, dont plus de la moitié des articles ont été modifiés, n’apporte néanmoins pas de révolution. Les éléments naturels mis en exergue L’évolution de la sinistralité montre clairement que les dommages dus aux éléments naturels augmentent régulièrement. Au fil des ans, les mesures de protection contre l’incendie deviennent de plus en plus efficaces et les dégâts consécutifs se réduisent. La loi prend dorénavant mieux en considération les effets des éléments naturels que ce soit dans le traitement des sinistres ou la couverture d’assurance. Il a été tenu compte de certains problèmes pratiques rencontrés avec l’application de la loi, de même que des évolutions techniques. La possibilité de transmission par Internet, la limitation claire des possibilités d’assurance facultative ou l’harmonisation des délais de réclamation et de recours devraient à l’avenir simplifier les démarches des assurés. En matière financière également, la volonté de transparence et de clarification a été de rigueur. Les versements à différents fonds ou services de l’Etat ont été remplacés par une redevance unique, assimilable à une contribution sur le monopole, basée sur le résultat financier des activités d’assurance. L’entrée en vigueur de la loi est fixée au 1er janvier 2017. L’adaptation de l’ensemble des dispositions d’application et des conditions générales interviendra dans les prochains mois. Quelques changements concrets : • Les dommages dus aux dolines et aux chutes de pierres sont dorénavant couverts. • Les délais de réclamation et de recours sont portés à 30 jours. • Le délai de reconstruction après un sinistre total passe de 2 à 3 ans. • Un assuré peut être privé de toute indemnité s’il procède à la réparation des dommages sans permettre un constat préalable du sinistre.


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